Les femmes du peuple M’Bu accouchent en présence de Bunga-Bunga. Esprit à deux têtes, Bunga-Bunga présente à la femme, au moment des premières contractions, l’un ou
l’autre de ses visages. Malheur à la femme
qui voit le BungaBâ (le visage
triste) car elle sait qu’elle ou son enfant devra quitter le monde pour la
longue nuit. A contrario, si la femme voit le BungaBû (le visage gai), l’enfant pourra grandir et la femme pourra
l’élever sous la protection de Bunga-Bunga.
Lorsque le nouveau né sort du ventre de sa mère, Bunga-Bunga lui chuchote à l’oreille l’ensemble des traits qui
composera son caractère ; les bons, comme les mauvais.
Source : Des croyances tribales (Anatole et Gustave
Balivernes), éd. Lamotte et Pistil, collection Terra Incognita, 1929.

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